589/613 – Ne rentre pas avec la faucille dans les blés de ton
prochain!
Yaakov, Orbán Béla
"Si tu entres dans les blés
de ton prochain, tu pourras cueillir des épis avec la main, mais tu n'agiteras
point la faucille sur les blés de ton prochain." (Deutéronome 23:25)
Cette loi fut donnée en vue de protéger la
propriété privée.
Nous avons cependant nous aussi des parcelles de
terrains qui nous ont été subdivisés et octroyés selon la volonté de notre
Seigneur afin que nous les cultivions.
Malgré cela, le terrain de notre ministère ne peut
pas nous appartenir.
Car Dieu peut muter ses serviteurs vers d’autres
contrées et léguer le ministère précédent à une autre personne.
Mais tant qu’un ministère donné nous a été octroyé
par le Propriétaire, cette loi le protège de la convoitise des autres.
Nous ne pouvons donc pas amasser et nous approprier
les fruits et la moisson du ministère des autres.
C’est au serviteur affecté à mettre tout cela
devant le Seigneur car c’est lui qui l’a reçu et qui a la responsabilité de
rendre des comptes pour ses œuvres.
De même, la louange et la bénédiction du Seigneur
ne peut se faire que par celui qui a reçu quelque chose de Dieu.
- Ainsi, il nous est interdit d’aller faucher dans
la vie d’une famille en essayant par exemple d’en extraire des membres,
serait-ce pour l’intérêt de l’assemblée. L’objectif principal est le foyer, la
construction de la communauté familiale. Cette construction ne se fait pas de
l’extérieur, si la famille est au complet, mais bien de l’intérieur.
- Nous ne pouvons pas aller faucher dans le
ministère ou dans l’assemblée de l’autre (si celle-ci vient de Dieu), afin de
faire pousser nos propres gerbes et d’accroitre le nombre des membres de la nôtre!
Celui qui fauche sur le territoire de l’autre, ne
fait qu’exprimer qu’il s’attribue une autorité arbitraire ou du moins signale
sa convoitise vis-à-vis de la vie des autres.
En agissant de la sorte il ne fait que se placer
au-dessus de Dieu.
La chrétienté constructrice de pyramides ne tient
effectivement que très rarement compte de cette loi.
Cependant il existe certaines choses pour
lesquelles nous pouvons nous réjouir ensemble.
"Nous pouvons prendre un peu" de la
bénédiction d’une autre famille ou d’une autre communauté, mais nous n’avons
jamais le droit de nous l’approprier.
Nous avons le droit de goûter au ministère d’autrui
dans l’humilité et en louant le Seigneur.
Le bénissant et Le remerciant pour nous avoir
offert de tels frères.
...au lieu d’ouvrir la porte à toutes sortes
d’esprits midianites semant la discorde, le pillage, la jalousie et autre
troubles entre les hommes.