Yaakov, Béla Orbán
"Tu ne maltraiteras point l'étranger, et tu ne l'opprimeras point;
car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte." (Exode 22:21)
L’étranger est celui qui s’est rallié à toi, celui qui s’est converti.
Il s’agit de ceux qui sont parmi nous, qui sont devenus les membres du
peuple.
Lorsque j’effectuais mon service militaire, le sort des nouveaux était
difficile. Cette loi ne fonctionnait pas chez nous dans l’armée.
De même dans les communautés chrétiennes (ou juives) nous pouvons
souvent voir se manifester une sorte d’orgueil de la part des membres qui
sous-estiment immédiatement ”les nouvelles recrues” dès leur arrivée. Cette
méprise reflète une volonté d’exercer un certain pouvoir sur les nouveaux.
Bon nombre d’étrangers se retrouvent ainsi sous la tutelle d’humains au
lieu de recevoir de l’aide et de l’affection.
Nous entendons souvent des remarques du type: "Il/elle n’est
croyant(e) que depuis quelques mois", "il/elle a fait ci et ça, il y
a quelques semaines", "faisons attention avec lui/elle, on ne sait
jamais...", et la liste est loin d’être terminée!
Souvenons-nous d’où nous sommes venus.
Souvenons-nous comme il était bon que quelqu’un nous ait pris par la
main lors de notre conversion. Souviens-toi lorsqu’on te regardait le regard
remplis de soupçons et de méfiance.
Souviens-toi lorsqu’une assemblée ou une communauté ne voulait pas
t’accepter mais essayait toutefois de tirer au maximum profit de ta personne.
Traduit du hongrois par Richard (Zeev Shlomo)